Si vous avez envie de jouer avec les mots, vous êtes tous invités à venir tenter votre chance le samedi 18 novembre 2006, à 14h 30 à la salle polyvalente de Toucy !
Il y aura toujours des ouvrages LAROUSSE à gagner.
A 14h30
Présentation des enseignements 2006-2007 qui débuteront le 16 octobre et inscriptions
entrée libre
A 16h
Conférence de S. Kotovtchikhine "Paul Bert, fondateur de l’école laïque, gratuite et obligatoire"
Dans le parc de la Glaudonnerie
samedi 11 juin 2005 à 11 heures

la 14ème dictée Pierre Larousse 2006 a eu lieu
en Salle polyvalente de Toucy
le samedi 18 novembre 2006.
Mon cher Larousse,
Vous venez d’écrire un article dithyrambique sur moi...je suis confuse de cet éloge démesuré dont vous me gratifiez ! Je suis touchée de l’honneur que vous me faites. Quoi ? Vous n’êtes pas gêné de mon enrôlement dans « le camp des diables » ? Vous ne redoutez pas d’être qualifié de « George-sandiste », et vous osez révérer une femme sulfureuse !... Jules, Alfred, Frédéric ... : que d’amours passionnées, que de délices à jamais envolées ! Vous dites avoir fi des indécences de mes romans champêtres ; le mariage de la petite Fadette avec le fils Barbeau et l’attachement ambigu du Champi pour sa mère adoptive ne vous choquent pas plus que les noces de la Mare au Diable ? Sacrédié ! vous avez donc compris ce qu’est la liberté ! Il faut donc, avec moi, que vous vous écriiez : « vivre ! que c’est doux ! que c’est bon ! malgré les chagrins, les cancans, ...vivre ! c’est enivrant ! » Je me suis toujours plu à la campagne, dans mon cher Nohant, entourée de mes amis (Liszt, Delacroix, Flaubert ...), blottis sous mon paulownia aux fleurs mauves, nous écoutions les poules crételer, les contes des chanvreurs qui venaient broyer. J’ y dressais les fauvettes, les rouges-gorges ...les oiseaux sont les seuls êtres de la création sur lesquels j’aie jamais exercé une puissance fascinatrice, comme mon grand-père maître oiselier !. Mon cher Larousse, campagnard et républicain comme moi ! Vous vantez la poésie des pages du Meunier d’Angibault, de Lélia, de Consuelo..., la splendeur de mon style merveilleusement habile à tout peindre ... Diable ! Il faut vite que je vous voie : un esprit ouvert est si rare en notre siècle !
Votre dévouée George.
Librement inspiré de Histoire de ma Vie, de la correspondance et de l’article SAND du GDU.